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Everite amiante : reconnaître les plaques et engager les démarches

Plaques Everite, Eternit et fibres-ciment ondulées : repérage, obligations et options de traitement
20 mars 2024 par
Everite amiante : reconnaître les plaques et engager les démarches
Noretanche

Les plaques Everite, comme celles d'Eternit et des autres fabricants de fibres-ciment, contiennent presque toujours de l'amiante lorsqu'elles ont été fabriquées avant 1997. Le nom de marque ne suffit pas à conclure : seul un repérage par un opérateur certifié, avec analyse si besoin, le confirme. En tant que propriétaire d'un bâtiment professionnel, vous devez tenir à jour le dossier technique amiante et faire réaliser un repérage avant tous travaux, puis choisir entre surveillance, recouvrement ou retrait.

Everite, Eternit : de quoi parle-t-on exactement

Everite et Eternit sont deux des marques les plus répandues de produits en fibres-ciment en France. Pendant des décennies, elles ont fourni des plaques ondulées de couverture et de bardage, des ardoises fibres-ciment, des conduits, des gaines et des éléments de façade. Le nom s'est installé dans le vocabulaire du bâtiment au point de désigner le matériau lui-même : on parle encore de « toiture en Everite » pour une couverture en plaques ondulées grises.

Le principe de fabrication était le même chez tous les industriels : un mélange de ciment et de fibres d'amiante, qui apportaient la résistance mécanique. D'autres appellations commerciales ont circulé sur le marché. Elles relèvent toutes de la même famille, celle de l'amiante-ciment.

Deux frises d'étapes : sur-toiture (plaques fibres-ciment conservées, nouvelles pannes ou entretoises, isolant, bac acier neuf) et retrait puis couverture neuve (repérage amiante, retrait des plaques par une entreprise certifiée sous-section 3, couverture neuve isolée).
Sur une toiture fibres-ciment, on recouvre les plaques en place ou on les fait retirer par une entreprise certifiée avant de poser une couverture neuve.

Comment savoir si vos plaques contiennent de l'amiante

L'amiante a été interdit en France au 1er janvier 1997. Les fabricants ont progressivement remplacé les fibres d'amiante avant cette date, puis totalement après. Plusieurs indices permettent d'estimer le risque :

  • L'année de construction ou de réfection : une couverture posée avant 1997 doit être présumée amiantée.
  • Les marquages en sous-face : certaines plaques portent le nom du fabricant, une date ou un code de production. La mention NT signale en général un produit sans amiante.
  • Les archives du bâtiment : dossier technique amiante, permis de construire, factures, dossier des ouvrages exécutés.
  • Le contexte : bâtiment industriel, agricole ou atelier des années 1960 à 1990, extensions successives réalisées avec les mêmes plaques.

Ces éléments orientent, ils ne prouvent rien. Un marquage illisible, une plaque de remplacement posée plus tard ou un stock ancien utilisé après 1997 peuvent fausser la lecture. La confirmation passe par un opérateur de repérage certifié, qui prélève un échantillon et le fait analyser en laboratoire accrédité.

SituationPrésomptionCe qu'il faut faire
Plaques posées avant 1997, sans marquageAmiante probableRepérage avec prélèvement
Plaques marquées Everite ou Eternit, date ancienneAmiante très probableRepérage, mise à jour du DTA
Plaques marquées NTSans amiante en généralVérifier la cohérence avec les archives
Couverture refaite après 1997Sans amiante en principeConserver les justificatifs de travaux

Quels risques sur un bâtiment professionnel

Dans une plaque fibres-ciment, l'amiante est lié au ciment. Tant que la plaque est en bon état et qu'on ne la travaille pas, l'émission de fibres reste faible. Le vieillissement change la donne : surface érodée, mousses et lichens qui attaquent le ciment, fissures, angles cassés. Les interventions sont le principal facteur d'exposition : percer pour fixer un équipement, découper, casser une plaque, la brosser ou la nettoyer à haute pression.

Deux risques sont à gérer en parallèle. Le premier est sanitaire : les fibres inhalées provoquent des maladies respiratoires graves, souvent déclarées longtemps après l'exposition. Le second est la chute : une plaque fibres-ciment ancienne ne porte pas une personne. Tout accès en toiture doit donc être organisé avec des protections collectives, des chemins de circulation ou des moyens d'accès adaptés. Aucun agent ne doit marcher directement sur les plaques.

Bon à savoir. Avant toute intervention, le repérage amiante est obligatoire. Nous vous aidons à organiser la suite. Découvrir notre offre désamiantage.

Les démarches du propriétaire, étape par étape

  1. Vérifier le DTA. Pour un bâtiment dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, hors logement individuel, le propriétaire doit disposer d'un dossier technique amiante, le tenir à jour et le communiquer aux entreprises qui interviennent.
  2. Lire les recommandations. Pour les matériaux de la liste B comme les plaques fibres-ciment, l'opérateur indique une évaluation périodique, une action corrective de premier niveau ou une action corrective de second niveau.
  3. Commander un repérage avant travaux. Avant toute intervention sur la toiture ou le bardage, le donneur d'ordre fait réaliser un repérage ciblé sur la zone des travaux. Il fixe le cadre technique et réglementaire.
  4. Consulter les entreprises. Transmettez le repérage, les plans, les contraintes d'exploitation et les accès. Une consultation complète permet des offres comparables.
  5. Mettre à jour le DTA après travaux. Retrait, recouvrement ou réparation doivent y être reportés, avec les justificatifs.

Quelles options pour une toiture en plaques Everite

Surveiller

Si les plaques sont saines et la couverture étanche, l'évaluation périodique suffit. Aucune obligation de remplacement ne s'applique tant que l'état reste satisfaisant. Il faut en revanche interdire les interventions improvisées et baliser les accès.

Recouvrir par une sur-toiture

Une nouvelle couverture en bac acier, généralement isolée, est posée sur une ossature fixée à travers les plaques dans la charpente. L'amiante reste en place mais il est confiné, et le bâtiment continue de fonctionner. Les perçages suivent un mode opératoire adapté au matériau amianté. Voir notre page sur-toiture bac acier.

Retirer et poser une couverture neuve

Le retrait est réalisé par une entreprise certifiée (sous-section 3), partenaire de Norétanche ; Norétanche pose la couverture neuve et coordonne l'ensemble. Les plaques sont déposées, conditionnées puis évacuées vers une filière autorisée avec un bordereau de suivi. La couverture neuve peut être en bac acier isolé ou en tôle ondulée, selon l'usage du bâtiment. Notre page désamiantage de toiture présente le déroulement, et notre article sur la toiture amiante fibrociment compare en détail sur-toiture et retrait.

À retenir

  • Everite et Eternit désignent des marques : c'est la date de fabrication qui renseigne sur l'amiante.
  • Seul un repérage par opérateur certifié, avec analyse, confirme la présence d'amiante.
  • DTA à jour et repérage avant travaux sont des obligations du propriétaire.
  • Trois options : surveillance, sur-toiture ou retrait par entreprise certifiée suivi d'une couverture neuve.

Comment Norétanche vous accompagne

Norétanche intervient depuis 2001 sur les couvertures et bardages de bâtiments professionnels dans les Hauts-de-France et en Belgique. Face à des plaques Everite ou Eternit, nous partons du repérage amiante, nous vérifions la charpente et l'état du support, puis nous proposons la solution adaptée : sur-toiture quand le bâtiment s'y prête, ou retrait confié à notre partenaire certifié suivi d'une couverture neuve posée par nos équipes. Nous restons votre interlocuteur unique pour le planning et la coordination.

Une toiture en fibrociment à traiter ?

Retrait par notre partenaire certifié et couverture neuve Norétanche : un seul interlocuteur.

Questions fréquentes

Toutes les plaques Everite contiennent-elles de l'amiante ?

Celles fabriquées avant 1997 en contiennent presque toujours. Les produits plus récents de la même famille sont sans amiante. Seule l'analyse d'un échantillon permet de trancher.

Peut-on faire analyser soi-même une plaque ?

Le prélèvement expose à des fibres et doit être fait par un opérateur certifié. Il s'inscrit dans le repérage, qui a seul valeur réglementaire pour le DTA et les travaux.

Faut-il prévenir les entreprises qui interviennent en toiture ?

Oui. Le propriétaire communique le DTA et, pour des travaux, le repérage avant travaux. Une entreprise qui perce une plaque sans cette information s'expose et expose ses salariés.

Le bardage en plaques fibres-ciment est-il concerné de la même façon ?

Oui. Les plaques de bardage anciennes relèvent des mêmes règles que la couverture. Elles peuvent être recouvertes par un nouveau bardage ou retirées selon leur état.

Que faire d'une plaque cassée sur la toiture ?

Ne la manipulez pas. Balisez la zone en dessous, protégez provisoirement contre l'eau si possible sans percer, et faites intervenir une entreprise qui appliquera un mode opératoire adapté.

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