La gouttière zinc reste la solution de référence pour évacuer les eaux pluviales des bâtiments tertiaires, publics et des logements collectifs couverts en tuiles ou en ardoises. Sur les bâtiments industriels et logistiques, ce sont plutôt des chéneaux encaissés en acier galvanisé ou inox qui recueillent l'eau. Dans tous les cas, la tenue du système dépend du dimensionnement, des trop-pleins et d'un entretien régulier.
Gouttière, chéneau, descente : de quoi parle-t-on
Le vocabulaire varie d'une région à l'autre, mais les ouvrages sont bien distincts :
- La gouttière pendante est fixée en bas de pente par des crochets, à l'extérieur de la façade. C'est la solution courante sur les couvertures en tuiles, ardoises ou zinc.
- Le chéneau est un canal plus large, posé sur un support ou encaissé dans la structure. On le trouve entre deux versants (chéneau central), derrière un acrotère ou en rive de bâtiment industriel.
- La descente d'eaux pluviales est le tuyau vertical qui conduit l'eau vers le réseau.
- Les accessoires : naissances, moignons, crapaudines, boîtes à eau, dauphins, trop-pleins.
Les travaux d'évacuation des eaux pluviales sont encadrés par le DTU 40.5, et les ouvrages en zinc relèvent aussi des règles de mise en œuvre de la couverture zinc (DTU 40.41).

Zinc, acier, aluminium ou PVC : quel matériau choisir
| Matériau | Usage courant | Atouts | Limites |
|---|---|---|---|
| Zinc | Gouttières pendantes et chéneaux de bâtiments tertiaires, publics, logements collectifs, patrimoine | Durable, façonnable et soudable sur place, réparable | Incompatible avec certains matériaux, dilatation à gérer |
| Acier galvanisé ou prélaqué | Chéneaux industriels, bâtiments en bac acier | Rigide, grandes sections, raccord simple avec la couverture acier | Corrosion aux coupes et rayures si la protection est abîmée |
| Inox | Chéneaux exposés à des rejets agressifs, sites industriels | Très bonne tenue à la corrosion | Mise en œuvre plus technique |
| Aluminium laqué | Gouttières tertiaires, profils en continu | Léger, nombreuses teintes, peu de joints | Sensible aux chocs |
| PVC | Petits ouvrages, annexes | Léger, simple | Fragile au froid et aux UV, sections limitées, peu adapté aux grands bâtiments |
Pourquoi le zinc reste la référence sur les bâtiments tertiaires et publics
Le zinc se façonne et se soude à l'étain sur le chantier. Il épouse les rives, angles et raccords complexes des bâtiments anciens ou patrimoniaux, et se répare localement sans tout remplacer. Il se patine avec le temps et s'intègre aussi bien aux couvertures en ardoise qu'aux tuiles. Ces qualités en font le matériau habituel des écoles, mairies, églises et immeubles de logements.
Le zinc demande en revanche quelques précautions :
- pas de contact avec le cuivre ni d'eau ruisselant d'un ouvrage en cuivre situé en amont ;
- pas de contact direct avec certains bois acides, comme le chêne ou le red cedar, ni avec le plâtre ou le ciment frais ;
- des joints de dilatation pour absorber les variations de longueur dues à la température ;
- une pente régulière vers les descentes, sans contre-pente ni flache.
Sur ces couvertures traditionnelles, la zinguerie fait partie intégrante de nos travaux de couverture traditionnelle.
Bon à savoir. Vous hésitez entre réparation et remplacement ? Un diagnostic sur place permet de trancher sans surcoût inutile. Découvrir notre offre couverture traditionnelle.
Chéneaux industriels : le cas des entrepôts et ateliers
Sur un bâtiment industriel à plusieurs versants ou à toiture plate, l'eau de très grandes surfaces converge vers quelques chéneaux. Leur section, leur pente et le nombre de descentes doivent être calculés pour l'intensité des pluies d'orage, pas pour une pluie moyenne. Un chéneau central sous-dimensionné déborde à l'intérieur du bâtiment, directement sur les stocks ou les lignes de production.
Les chéneaux encaissés sont souvent isolés et revêtus d'une étanchéité, raccordée à celle de la toiture. Ils doivent comporter :
- des naissances protégées par des crapaudines ou des garde-grève ;
- des trop-pleins qui rejettent l'eau à l'extérieur en cas d'obstruction ;
- des joints de dilatation sur les grandes longueurs ;
- un accès sécurisé pour l'entretien.
À retenir
- Gouttière zinc pour les couvertures traditionnelles, chéneaux acier ou inox pour les bâtiments industriels.
- Le dimensionnement se fait sur les pluies d'orage, avec des trop-pleins de sécurité.
- Le zinc craint le contact avec le cuivre, certains bois acides et le ciment frais.
- Un nettoyage au moins annuel évite la plupart des débordements.
Débordements et fuites : les causes les plus fréquentes
- Obstruction par les feuilles, mousses, nids ou dépôts, la cause numéro un des débordements.
- Sous-dimensionnement : surface de toiture agrandie, descente supprimée ou section trop faible dès l'origine.
- Contre-pente après déformation des crochets ou affaissement du support.
- Soudures fissurées et joints de dilatation absents ou bloqués sur le zinc.
- Corrosion des chéneaux acier, accélérée par les rejets industriels ou une eau stagnante.
- Raccord défectueux entre chéneau et étanchéité de la toiture, souvent à l'origine d'infiltrations visibles loin du point d'entrée.
Lorsque l'eau apparaît à l'intérieur, la source n'est pas toujours là où on la voit : notre article sur la recherche de fuite en toiture détaille les méthodes pour la localiser.
Entretenir et remplacer les gouttières d'un bâtiment
Un entretien simple mais régulier
Un nettoyage au moins une fois par an, de préférence à l'automne, complété par un passage après les tempêtes, suffit dans la plupart des cas. Les sites entourés d'arbres ou soumis à des rejets demandent des passages plus fréquents. La visite comprend le curage des gouttières et chéneaux, le dégagement des crapaudines et des descentes, le contrôle des soudures, des crochets et des trop-pleins. Ces opérations s'intègrent naturellement dans un contrat d'entretien de toiture, avec le démoussage et le nettoyage de la couverture.
Quand remplacer
Le remplacement s'impose quand les réparations se multiplient, quand le zinc est percé ou l'acier corrodé sur de grandes longueurs, ou quand la section ne suffit plus. C'est aussi l'occasion de revoir le dimensionnement, d'ajouter des descentes ou des trop-pleins et de traiter les raccords avec la couverture. Lors d'une réfection de toiture, mieux vaut reprendre la zinguerie en même temps que la couverture.
Comment Norétanche intervient sur l'évacuation des eaux pluviales
Norétanche réalise depuis 2001 la zinguerie, les chéneaux et les évacuations d'eaux pluviales dans le cadre de ses chantiers de couverture, d'étanchéité et d'entretien, sur des bâtiments industriels, tertiaires, publics et des logements collectifs des Hauts-de-France et de Belgique. Nos équipes interviennent depuis l'atelier de Flers-en-Escrebieux, en neuf, en remplacement ou en contrat d'entretien. L'entreprise est qualifiée Qualibat et couverte par une décennale Allianz.
Une couverture à refaire ou à remplacer ?
Visite, métré et devis détaillé sous quinzaine sur consultation complète.
Questions fréquentes
Quelle est la durée de vie d'une gouttière en zinc ?
Une gouttière zinc bien posée et entretenue dure longtemps, souvent plusieurs décennies. Sa longévité dépend de l'environnement, de la qualité des soudures, de la gestion de la dilatation et de la régularité du nettoyage.
Quelle différence entre une gouttière et un chéneau ?
La gouttière est pendante, fixée en bas de pente par des crochets. Le chéneau est un canal posé sur un support ou encaissé dans la structure, souvent plus large, entre deux versants ou derrière un acrotère.
Pourquoi un chéneau déborde-t-il lors des orages ?
Le plus souvent à cause d'une obstruction, d'un sous-dimensionnement ou de l'absence de trop-plein. Une vérification de la section et du nombre de descentes est nécessaire si le problème se répète malgré l'entretien.
À quelle fréquence nettoyer les gouttières d'un bâtiment professionnel ?
Au minimum une fois par an, à l'automne, et après chaque tempête. Les bâtiments proches d'arbres ou exposés à des rejets industriels demandent un rythme plus soutenu.
Peut-on associer zinc et acier sur un même bâtiment ?
Oui, à condition d'éviter les contacts directs entre métaux incompatibles et de traiter les raccords. Le choix se fait ouvrage par ouvrage, selon la couverture et l'exposition.
